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Ségolène Royal engrange des soutiens en Bourgogne

Ségolène Royal engrange des soutiens en Bourgogne
Ségolène Royal, probable candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle, a fait sa rentrée politique samedi en Bourgogne, où elle a engrangé des soutiens et rencontré des élus, chefs d'entreprise et vignerons.
Dans un coup de griffe à la majorité, elle a aussi appelé à réhabiliter "la valeur-travail", que selon elle, la droite a détruite, en développant notamment la précarité.
Cette visite menée tambour battant a commencé par Le Creusot, et s'est poursuivie à Dijon puis à Gevrey-Chambertin, en compagnie de François Rebsamen, numéro 2 du parti et maire de Dijon, et de François Patriat, président de la région.
Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, signataire d'un appel cette semaine en sa faveur, devait les rejoindre pour un dîner entre responsables socialistes.
François Rebsamen, homme de poids dans l'appareil du PS, a applaudi au rassemblement autour de Ségolène Royal, précisément sur les terres de François Mitterrand.
"L'heure du rassemblement est venue en vue des grandes échéances", a-t-il dit, lui souhaitant de suivre ce chemin. "Je sais que tu peux le faire", a-t-il lancé.
Devant les journalistes, il a rappelé avoir "toujours dit que ce serait Ségolène ou François (Hollande)". "Mais elle avance, elle crée du mouvement", "et la rencontre avec les militants est en train de se produire", a-t-il noté.
François Patriat, qui l'a reçue au conseil régional à Dijon, s'est réjoui de la présence "de 90% des grands élus bourguignons", affirmant que 70% des socialistes bourguignons étaient "pour Ségolène".
Il a applaudi "au dynamisme et à l'intelligence" de la campagne de Ségolène Royal, et lui a proposé, sous les rires de l'assistance, un mot de code: "EPO, pour: écouter, proposer, oser".
"Le soutien à Ségolène, c'est un tsunami", confiait-il auparavant, estimant qu'elle pouvait obtenir "la majorité absolue dès le premier tour" du vote des militants, en novembre.
Ségolène Royal avait commencé sa journée au Creusot, dont le maire, André Billardon, fut ministre délégué de Dominique Strauss-Kahn dans un gouvernement, celui de Pierre Bérégovoy, où siégeait Ségolène Royal. Il lui a annoncé son soutien.
"Elle a trouvé les mots pour parler aux gens, il y a une alchimie, et puis elle est loin devant", a-t-il expliqué à l'AFP.
Dans l'assistance, Mme Royal a pu rencontrer un personnage de l'histoire du parti, Fernand Bucchianeri, ancien maire de Solutré, dont François Mitterrand venait tous les ans escalader la Roche, à la Pentecôte.
Quelque 200 sympathisants du Creusot ont manifesté leur enthousiasme. "Elle est formidable, elle est comme on la voit à la télé", glissait une dame. "On compte sur vous !", lançaient plusieurs personnes, auxquelles elle répondait imperturbablement: "c'est moi qui compte sur vous".
Un monsieur lui confiait son regret qu'elle ne parle jamais de "sixième République", un thème cher à Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, qui vient d'annoncer son soutien à la candidate supposée. "Ce n'est pas une question de chiffres", rétorquait-elle.
Elle a affirmé que son discours de rentrée, dimanche à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, ne serait pas "un discours-programme". "Je vais essayer de redonner de la cohérence à tout ce que je dis depuis des mois, c'est un discours de cohérence et d'identité politique", a-t-elle dit.
"Je me prépare au cas où, je rassemble des équipes", "en grande sérénité et en confiance", confiait-elle encore.
Elle a fait valoir qu'"on peut incarner la grandeur d'un pays avec simplicité et sans arrogance".
"Quelqu'un doit être garant de l'unité des socialistes", a-t-elle ajouté, regrettant des propos "déplacés" de certains de ses adversaires socialistes, "qui peuvent servir la droite le moment venu".
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# Posté le mercredi 23 août 2006 14:06
Modifié le dimanche 22 juillet 2007 12:19

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