"Nous avons envie de voir se concrétiser ce désir d'avenir et de changement"

"Nous avons envie de voir se concrétiser ce désir d'avenir et de changement"
Voici des extraits du discours-programme prononcé, dimanche 20 août, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) par Ségolène Royal.


Présidentielle. La bataille sera rude. Je lance ici, à Frangy, un appel au rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui veulent que ça change et que la France se redresse. Avec vous, j'ai confiance. (...) Nous avons envie de voir, en 2007, la France se relever et concrétiser ce désir d'avenir et de changement que je vois monter dans le pays.


Les socialistes. Pour mener la bataille de l'avenir, nous avons le devoir d'assurer l'unité des socialistes dans le respect de cette diversité et le rassemblement de la gauche. Les socialistes semblent souvent rechigner à faire bloc mais finissent, eux, toujours par serrer les rangs. (...)

Nous savons que pour convaincre et entraîner les Français nous devons commencer par regrouper nos forces.

Immigration. Voyez ce qu'organise le ministre de l'intérieur, l'"immigration choisie", mais qu'est ce que cela veut dire ? On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisés ? Mais c'est insupportable. (...) Nous avons dans notre propre intérêt à favoriser le codéveloppement.

Valeur travail. Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur travail, mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse.

Europe. Notre horizon, c'est l'Europe sociale, l'Europe politique, et l'Europe de l'environnement. Il n'est évidemment pas question, pour les socialistes, de proposer à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Notre projet prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. (...) Une fois négocié, il devrait être soumis à un référendum populaire. (...) Je vois deux chantiers majeurs pour cette Europe par la preuve : l'environnement et la recherche

Proche-Orient. Il n'y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak. Et le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. (...)

Le rôle de la France. La France n'a pas le droit de jouer un rôle effacé, d'abord parce qu'elle est membre du Conseil de sécurité et parce que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. (...) Le classement international place la France au 18e rang sur 21 pays en matière d'aide au développement. Cela nous fait honte

Le Monde Article paru dans l'édition du 22.08.06
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# Posté le mercredi 23 août 2006 00:50

Seule Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy

Seule Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy
Ségolène Royal serait la seule socialiste en mesure de battre Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2007. Elle obtiendrait 55 % des voix contre 42 % au président de l'UMP, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France, réalisé les 10 et 11 août auprès de 964 personnes. A l'inverse, M. Sarkozy battrait Jack Lang (50 % contre 47 %), Dominique Strauss-Kahn (55 -42), François Hollande (56-41) et Laurent Fabius (58-38).
LE MONDE | 21.08.06
# Posté le mercredi 23 août 2006 00:46

Outre-blonde. Frédérique Bel, 31 ans, actrice.

Outre-blonde. Frédérique Bel, 31 ans, actrice.
Frédérique Bel apporte son soutien à Ségolène!

Notre Blonde de Canal ne cache pas ses préférences politiques!
En cette période de vacances et du long pont du 15 août, cela fait plaisir d'apprendre qu'elle soutient Ségolène. Nous reproduisons ci dessous l'article de Libé.

Outre-blonde. Frédérique Bel, 31 ans, actrice.Après ses années de fausse potiche sur Canal +, elle change de registre pour se faire une place au cinéma.
Par Judith PERRIGNON
Libération: Vendredi 11 août 2006

Elle naît blonde (cendrée). Elle devient une blonde (il y a blonde et blonde. Faut bien bouffer). Puis, une Minute blonde sur Canal + à 20 h 45. Les Chiennes de garde grognent, Play-Boy salive. Ces deux vieux gendarmes de la féminité n'ont rien compris : elle est en train de zigouiller l'inusable blonde. D'ailleurs c'est fini, elle a disparu de l'écran juste avant l'été. Frédérique Bel, alias Dorothy Doll, s'est envolée à l'heure convenue par elle seule et ses comparses d'écriture. Elle laisse entre les murs de la chaîne le souvenir d'une ingérable ; sinon, aucun produit dérivé façon télé, juste le DVD d'une simili-cruche cheveux platine et porte-jarretelles en option, une poupée qui parle à de prestigieux invités mutiques et en carton. «J'avais pompé le concept à Scorsese. Dans King of Comedy, De Niro parle à des personnages en carton.» Elle a remballé le décor tremplin, lâche «mais sans aigreur» : «J'ai eu une paye de blonde.» Elle ne dira pas combien.
Elle est de toute façon partie pour un cinéma qui ne garantit pas le cachet, un film «d'auteur» : Changement d'adresse, d'Emmanuel Mouret. Du coup, les Cahiers du cinéma ont trouvé, parmi leurs cases, un endroit où la mettre. La voici sacrée «actrice rohmérienne». «Il y a deux semaines, j'étais une pouffe de la télé !» Elle croisait et décroisait les jambes en se demandant quelle mélasse molle et verdâtre la télévision touille dans nos têtes, quels mensonges la politique raconte encore, quel pic de vanité pollue le show-biz. Les textes mordants n'étaient pas d'elle, mi-speakerine folle, mi-mannequin, mi-comics, qui célébrait tout en blanc et tout en gloussant le mariage de la tête et des jambes : «Je revendique la féminité, l'humour, la légèreté. Pourquoi j'ai pas le droit d'être tout à la fois ?» Elle dit ça très sérieusement, avec sa manière de ne pas laisser l'autre en placer une, de sa voix haut perchée qu'elle forçait à peine pour faire la blonde : «Je sais que j'ai un grand nez et une petite voix, je fais avec ce que j'ai, mes défauts compris, je ne cherche à cloner personne. J'ai réhabilité le porte-jarretelles à 20 h 30.»
Elle porte ce jour-là un chemisier rouge à pois blancs. On dirait ces petits cailloux qui disent le chemin parcouru. Premier cachet, 800 francs. Fraîchement montée à Paris, la provinciale s'inscrit à l'ANPE spectacle, qui lui propose le Groland de Canal + : le lendemain, elle est déguisée en Miss France qui fait des bras d'honneur parce qu'elle n'aime pas ses cadeaux. On oublie trop vite son bras d'honneur, on ne retient que sa blondeur. Première phrase à l'écran, un peu plus tard, dans une série télé : «I love Paris.» Elle devait le dire avec l'accent tchèque, ce qui comptait, c'était que la voix ait de jolies jambes. Avant, justement, elle avait fait doublure jambes (elle ne peut pas dire de quelles actrices, le contrat exige le secret), cadavre pour le commissaire Moulin, et puis prostituée, 507 heures de garde à vue dans les bureaux du même commissaire, de la pub forcément («40 en deux ans, j'ai explosé le marché») façon blonde fatale sur peau de bête ou Barbie vaguement psychopathe. Encore avant, elle avait vendu des compils des années 70 et 80 dans les centres Leclerc de l'est de la France. «Je m'installais à côté du rayon boucherie, personne ne voulait me laisser de prise pour me brancher.» Elle avait fait hôtesse tee-shirt rouge et queue de cheval sur les Grands Prix de Formule 1, et créature plus sexy encore dans les boîtes de nuit. Bref, le dédoublement de la personnalité, elle connaît. Et on devine, derrière la fille accrocheuse, de vrais talents d'emmerdeuse.
Le coffre de l'enfance déborde de décors. Il y eut l'épicerie, puis l'hôtel, puis le bar des parents commerçants à Annecy, et ensuite à Mâcon. Il y avait obligation d'aider au retour de l'école. La gamine, parfois femme de chambre, prenait là ses premiers cours de comédie : «Je jouais à la réceptionniste, à la serveuse, je souriais aux gens et je râlais en cuisine...» Elle était plutôt du genre rachitique, dents en avant, elle faisait de l'aviron pour gagner des épaules, et raffolait à la télé des Coco girls du Collaro Show, comme des débats qui finissaient en pugilat. «La télé que je regardais enfant n'était pas sclérosée par les jeux d'argent, il y avait des gens qui s'engueulaient.» La maison était faite de passages et de contradictions, on y prétendait qu'il fallait devenir fonctionnaire parce que chez ces gens-là il y a des horaires et des vacances, d'où la licence de lettres, décrochée avec l'idée de devenir prof. On y cherchait des échappatoires. «Mes parents ont toujours été préoccupés par une grande quête mystique, ils sont souvent allés vers des trucs bizarres», dit-elle sans prononcer le mot secte. D'où son bouddhisme revendiqué très jeune. «J'ai envie que mon passage sur terre soit celui d'une petite comète lumineuse, vivante et pétillante qui apporte du rêve et de l'amour.» D'où, aussi, quelques rituels étranges. «Chaque jour, sur le tournage lorsqu'elle s'habillait, elle plaçait des pierres partout sous ses vêtements, dans sa culotte, dans son soutien-gorge. Elle dit trouver de l'énergie dans les pierres», raconte le réalisateur Emmanuel Mouret. Lorsqu'il l'a vue, la première fois pour les essais, c'était une fin d'après-midi, il lui a posé deux questions comme c'est l'usage avant de passer au test. «Trois heures après, elle n'avait pas fini de me répondre. On a dû remettre les essais à plus tard.» Elle se révéla parfaite pour lier drôlerie et sincérité. «Je n'ai jamais vu quelqu'un travailler autant, et faire que ça n'ait l'air de rien. Elle me fait penser aux actrices américaines qui n'ont jamais eu peur de jouer l'ingénuité, contrairement aux actrices françaises qui veulent toujours se donner bonne figure.» Lui la verrait plutôt chez Billy Wilder que chez Rohmer. Ça tombe bien, ses modèles à elle s'appellent Jennifer Aniston, Julia Roberts et Diane Keaton.
Le divertissement à l'américaine est sa référence. Elle a fait là-bas quelques essais. «Chez eux, je passe pour une timide.» Ici, pas envie de ressembler aux autres, «pas envie de mettre le pull en V Zadig et Voltaire sur un jean, et d'arriver pas coiffée sur les plateaux de télé». Les petits pois blancs sur son chemisier rouge sont décidément de vrais petits cailloux. «Je suis partie du commerce pour aller vers l'artistique. J'ai fait tout ce qu'il ne faut pas faire, de la figuration, de la pub, du mannequinat. Après la "blonde", la logique commerciale voulait que je fasse un spectacle, une série, des poupées. "Fais marcher la caisse" ,me disaient certains agents.» Elle se voit un peu cousine d'un Jean Dujardin, qui se créa sur le Net un personnage potache et populaire, passa par le programme court télé et vint finalement perturber le très féodal système du vedettariat français. Elle dit : «Si le cinéma devient démocratique, y a tout un tas de gens qui vont s'inquiéter.»

Elle veut plein d'enfants : «Je suis une montagnarde à la base, j'ai passé mon enfance dans les alpages, je sais fauner et traire les chèvres.» Pour l'heure, elle est plutôt chair à Voici .

Elle votera sûrement Ségolène ( «espoir de la gauche au grand désespoir de la gauche», disait la Blonde), parce qu'elle habite à côté d'un commissariat du XIIIe arrondissement et qu'elle redoute Sarkozy. «Je vois des files d'étrangers, ils font la queue, ils sont au bord de l'expulsion.»

Elle aime la littérature dite décadente, cite Oscar Wilde, Thomas Mann, Gabriel D'Annunzio. Elle rêve d'incarner une Jeanne d'Arc «un peu nymphomane façon Monty Python». Blonde vengeresse et défroquée assure qu'un coeur vaillant peut se cacher sous de jolis seins, qu'une jupe courte n'empêche pas les idées larges. «C'est ça le women power. A la télé, je ne vois que des gens pas fun et des femmes qui se prennent pour des hommes.» Elle en est partie. «J'étais dans le bocal, je suis passée dans la mer, forcément j'ai changé de couleur.»
C'est vrai qu'elle est déjà moins blonde qu'à la télé.
photo JEAN-FRANÇOIS ROBERT
Frédérique Bel en 4 dates Mars 1975 Naissance à Annecy. 1999 Monte à Paris. 2004 La Minute Blonde. 2006 Camping, de Fabien Onteniente, et Changement d'adresse, d'Emmanuel Mouret.
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# Posté le jeudi 17 août 2006 03:38

Entretien entre Ségolène Royal et Richard Stallman à Paris le 28 juin 2006

Entretien entre Ségolène Royal et Richard Stallman à Paris le 28 juin 2006
Ségolène Royal a rencontré aujourd'hui Richard Stallman à l'occasion de son passage à Paris.

Leur entretien a porté sur l'importance que prend le logiciel dans toutes les activités sociales, culturelles et économiques dans le monde d'aujourd'hui.

Le logiciel libre a déjà profondément transformé la manière dont nous travaillons, apprenons et vivons. Ainsi, Internet repose, pour l'essentiel, sur des logiciels libres. Tous les usagers de l'informatique et de l'Internet utilisent aujourd'hui des logiciels libres sur leurs ordinateurs (navigateur, suite bureautique, etc.) ou accèdent à des logiciels libres sur Internet (souvent sans le savoir).

Ségolène Royal et Richard Stallman se sont accordés sur le caractère primordial des quatre libertés fondamentales qui fondent le logiciel libre :
la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages
la liberté d'étudier et améliorer le programme
la liberté de redistribuer des copies
la liberté de publier ses versions améliorées

Les standards ouverts (comme Open Document Format) et le recours aux logiciels libres contribuent à l'indépendance, à la qualité et à l'efficacité des administrations centrales et des collectivités locales. Les développements financés par la puissance publique pour ses propres besoins devraient, de manière générale, être libres.

Les pouvoirs publics, en France et en Europe, devraient promouvoir un cadre juridique qui favorise la liberté d'utilisation des logiciels et la participation des utilisateurs à l'innovation.

La politique de recherche et d'innovation technologique en informatique gagnerait à s'inspirer des concepts issus du logiciel libre.

Le système éducatif doit développer l'alphabétisation numérique. Cette formation devrait s'appuyer sur les logiciels libres.

Au delà du logiciel, les pouvoirs publics doivent promouvoir les « biens communs informationnels » dans les domaines de la science. Ils appellent à mettre en oeuvre la déclaration de Berlin et les recommandations du Sommet Mondial de la Société de l'Information (SMSI) en matière de libre accès à l'information scientifique.

En consacrant juridiquement les restrictions numériques (DRM), le projet de loi « droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information » (DADVSI) va dans la mauvaise direction. Il faudra donc remettre à plat le cadre juridique créé par la loi DAVDSI au niveau français et contribuer à l'élaboration d'un cadre juridique européen et international plus favorable à la circulation des oeuvres et des connaissances.

Ségolène Royal & Richard Stallman
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 01:37

Arnaud Montebourg soutient Ségolène Royal

Arnaud Montebourg soutient Ségolène Royal
Le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a officialisé son soutien à Ségolène Royal pour l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, en estimant qu'elle avait "les atouts" pour "rassembler", "renouveler" et "tenir les promesses de la gauche".

M. Montebourg fait "le choix de l'alliance" dans une lettre parue lundi sous ce titre dans le quotidien Libération, et adressée aux militants de l'association "Rénover, maintenant", dont il est le président délégué.

"Pour conjurer le danger lepéniste et infliger une cruelle défaite à la candidature Sarkozy, il est impérieux de réussir à se rassembler, réussir à nous renouveler, et réussir à tenir les promesses de la gauche", affirme le député bressan.

"Je crois que Ségolène Royal a les atouts pour conjuguer ces trois exigences. C'est bien sûr à elle de nous en convaincre", ajoute-t-il.

Arnaud Montebourg avait déclaré le 14 juillet qu'avec Mme Royal, il fallait "se préparer à travailler ensemble" et il avait annoncé ce jour-là qu'elle serait l'invitée de fête de la fédération de Saône-et-Loire le 20 août à Frangy-en-Bresse.

Le responsable socialiste relève "l'énorme désir de renouvellement du personnel politique et de changement de génération". "Ceux qu'on appelle les éléphants (les principaux dirigeants du PS, ndlr) seront sévèrement sanctionnés pour avoir abusivement occupé l'espace politique du parti en empêchant l'avènement, par la transmission des compétences, d'équipes et d'idées nouvelles", assure-t-il.

Cela, cependant, "ne suffit pas", il faut "des choix politiques ancrés à gauche", poursuit Arnaud Montebourg. "Notre candidat, déclare-t-il, ne pourra pas échapper à la nécessité politique de proposer d'équilibrer ce capitalisme débridé et financier en assumant une part de confrontation, administrée même à doses progressives, avec l'organisation actuelle du système économique en s'appuyant sur les mouvements sociaux qui travaillent la société".

Selon le député, "il revient" à Ségolène Royal "de parler à ce peuple de gauche dont nous faisons partie".

Il précise aussi que sa propre candidature "aurait ajouté une division supplémentaire dans la fracturation déjà multiple du parti".

Source : AFP
# Posté le lundi 24 juillet 2006 13:38
Modifié le jeudi 17 août 2006 03:50

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