Les élus locaux qui votent Ségolène

Les élus locaux qui votent Ségolène
La liste des élus locaux PS qui soutiennent Ségolène sera close dès la désignation du candidat du PS par les militants.

Jean-Pierre Thomin
Dominique Bertinotti
Alain Fabre-Pujol
Marc Concas
Bernard Justet
Michel Moyrand
Jean Guérard
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# Posté le lundi 28 août 2006 12:42

Les anciens ministres, députés, sénateurs, députés européens qui votent Ségolène

Les anciens ministres, députés, sénateurs, députés européens qui votent Ségolène
Yvette Roudy
Christian Sautter
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# Posté le lundi 28 août 2006 12:40

Ségolène Royal engrange des soutiens en Bourgogne

Ségolène Royal engrange des soutiens en Bourgogne
Ségolène Royal, probable candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle, a fait sa rentrée politique samedi en Bourgogne, où elle a engrangé des soutiens et rencontré des élus, chefs d'entreprise et vignerons.
Dans un coup de griffe à la majorité, elle a aussi appelé à réhabiliter "la valeur-travail", que selon elle, la droite a détruite, en développant notamment la précarité.
Cette visite menée tambour battant a commencé par Le Creusot, et s'est poursuivie à Dijon puis à Gevrey-Chambertin, en compagnie de François Rebsamen, numéro 2 du parti et maire de Dijon, et de François Patriat, président de la région.
Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, signataire d'un appel cette semaine en sa faveur, devait les rejoindre pour un dîner entre responsables socialistes.
François Rebsamen, homme de poids dans l'appareil du PS, a applaudi au rassemblement autour de Ségolène Royal, précisément sur les terres de François Mitterrand.
"L'heure du rassemblement est venue en vue des grandes échéances", a-t-il dit, lui souhaitant de suivre ce chemin. "Je sais que tu peux le faire", a-t-il lancé.
Devant les journalistes, il a rappelé avoir "toujours dit que ce serait Ségolène ou François (Hollande)". "Mais elle avance, elle crée du mouvement", "et la rencontre avec les militants est en train de se produire", a-t-il noté.
François Patriat, qui l'a reçue au conseil régional à Dijon, s'est réjoui de la présence "de 90% des grands élus bourguignons", affirmant que 70% des socialistes bourguignons étaient "pour Ségolène".
Il a applaudi "au dynamisme et à l'intelligence" de la campagne de Ségolène Royal, et lui a proposé, sous les rires de l'assistance, un mot de code: "EPO, pour: écouter, proposer, oser".
"Le soutien à Ségolène, c'est un tsunami", confiait-il auparavant, estimant qu'elle pouvait obtenir "la majorité absolue dès le premier tour" du vote des militants, en novembre.
Ségolène Royal avait commencé sa journée au Creusot, dont le maire, André Billardon, fut ministre délégué de Dominique Strauss-Kahn dans un gouvernement, celui de Pierre Bérégovoy, où siégeait Ségolène Royal. Il lui a annoncé son soutien.
"Elle a trouvé les mots pour parler aux gens, il y a une alchimie, et puis elle est loin devant", a-t-il expliqué à l'AFP.
Dans l'assistance, Mme Royal a pu rencontrer un personnage de l'histoire du parti, Fernand Bucchianeri, ancien maire de Solutré, dont François Mitterrand venait tous les ans escalader la Roche, à la Pentecôte.
Quelque 200 sympathisants du Creusot ont manifesté leur enthousiasme. "Elle est formidable, elle est comme on la voit à la télé", glissait une dame. "On compte sur vous !", lançaient plusieurs personnes, auxquelles elle répondait imperturbablement: "c'est moi qui compte sur vous".
Un monsieur lui confiait son regret qu'elle ne parle jamais de "sixième République", un thème cher à Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, qui vient d'annoncer son soutien à la candidate supposée. "Ce n'est pas une question de chiffres", rétorquait-elle.
Elle a affirmé que son discours de rentrée, dimanche à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, ne serait pas "un discours-programme". "Je vais essayer de redonner de la cohérence à tout ce que je dis depuis des mois, c'est un discours de cohérence et d'identité politique", a-t-elle dit.
"Je me prépare au cas où, je rassemble des équipes", "en grande sérénité et en confiance", confiait-elle encore.
Elle a fait valoir qu'"on peut incarner la grandeur d'un pays avec simplicité et sans arrogance".
"Quelqu'un doit être garant de l'unité des socialistes", a-t-elle ajouté, regrettant des propos "déplacés" de certains de ses adversaires socialistes, "qui peuvent servir la droite le moment venu".
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# Posté le mercredi 23 août 2006 14:06
Modifié le dimanche 22 juillet 2007 12:19

La presse anglaise et Ségolène

La presse anglaise et Ségolène
«La Segomania s'empare de la France», titre lundi le quotidien britannique The Independent qui s'intéresse vivement, avec le Financial Times et le Times, à la candidate pressentie des socialistes à l'Elysée. Ségolène Royal est peut-être devenue «la première personnalité politique de premier plan en France à générer une ferveur populaire, depuis la campagne victorieuse de son mentor François Mitterrand il y a vingt-cinq ans», estime The Independent.
Le journal revenait sur la prestation de la socialiste – pas encore officiellement candidate – dimanche à la Fête de la rose à Frangy (lire article), devant plusieurs milliers de personnes. «A la façon de Tony Blair ou Bill Clinton», elle «appelle la gauche à se réapproprier la responsabilité individuelle comme l'une de ses valeurs», estime le correspondant en France de ce journal ancré à gauche mais très critique envers la politique extérieure de Tony Blair.

«Ségolène Royal revendique l'héritage de Mitterrand en tant que candidate de la gauche», poursuit le Financial Times dans un article au ton factuel et neutre. Le journal des banquiers de la City rappelle que Ségolène Royal est la seule candidate de gauche à pouvoir battre son adversaire de droite Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Pour sa part, le journal conservateur The Times revient sur «l'intrusion» dans l'appartement de Royal et Hollande sous ce titre: «La candidate craint que le cambriolage ait des motivations politiques.» Au passage, The Times estime que la France est «un pays qui a l'habitude des man½uvres politiques obscures». Le quotidien – qui appartient au magnat des médias Rupert Murdoch – revient sur la colère de Ségolène Royal, qui soupçonne le ministère de l'Intérieur dirigé par Nicolas Sarkozy d'être à l'origine des fuites sur le cambriolage.
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# Posté le mercredi 23 août 2006 01:06

Dans son discours hier, Ségolène Royal a parlé famille, effort, unité, respect...

Dans son discours hier, Ségolène Royal a parlé famille, effort, unité, respect...
«S i je suis en situation...» Ségolène Royal a esquissé hier ce qui pourrait être un programme, lors de la fête de la Rose à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).

Elle a lancé un appel au rassemblement de tous ceux qui «veulent que ça change». Elle a cogné la droite mais elle est obstinément revenue à ses thèmes favoris : respect de la valeur travail et des valeurs familiales. Sur le terrain des valeurs de gauche, son discours a paru fade après celui d'Arnaud Montebourg. Son hôte s'est en effet montré sans pitié pour le capitalisme : «Il nous faut remettre les mains dans le cambouis de la machine économique, en finir avec l'impuissance.» Applaudissements nourris. «Réarmer le politique, en interdisant les stock-options, en pouvant s'opposer aux OPA, en éloignant la précarité des salariés.»


Ségolène Royal reste Ségolène Royal. Elle parle de «construire sa vie et le bonheur des siens». Elle souhaite lutter contre les inégalités, mais en parlant de «responsabilité individuelle». Elle parle de «reconstruire la valeur travail», là où simplement on s'attendait à une charge contre la précarité et le chômage. Habilement, elle ne propose pas grand-chose d'autre que de taper sur la droite. «Car, enfin, qui licencie pour doper les cours de Bourse ? Qui considère les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d'ajustement ?» «La droite», reprend laborieusement la foule. «La France ne veut plus de l'arrogance de gouvernement et du règne de l'argent-roi.» Là encore, applaudissements. Elle fustige Sarkozy et son concept d' «immigration choisie» . Après avoir «pillé les matières premières» des pays en développement, la droite, lance-t-elle, organise aujourd'hui «le pillage de la matière grise» .

Elle renvoie à la famille, aux valeurs de l'effort. A l'individu protégé par l'action publique. C'est la clé du «royalisme», «l'emploi, la sécurité, la famille, l'école, tout se tient», dit-elle. Sur certains sujets, d'un coup, l'armure craque un peu. Quand elle parle des inégalités entre les jeunes filles et les garçons en matière de salaire, des femmes «trop victimes du cancer du sein» ou des atteintes à l'environnement, une grande oratrice apparaît. Et son programme devient crédible pour la foule.

Puis, il faut bien parler d'Europe. Frangy est une terre du non au traité constitutionnel européen. Comment réconcilier nonistes et ouistes ? Par une prouesse : finalement, le oui, le non, c'est pareil. «Nous voulions, les uns et les autres, une Europe plus concrète, plus protectrice, plus citoyenne, plus sociale et plus politique.» Et de proposer «un texte court visant à mieux organiser, démocratiser, responsabiliser les instances européennes», soumis ensuite à référendum. Et l'Europe dont rêve la candidate n'est pas plus protectrice en matière économique ou plus interventionniste. Non, elle est l' «Europe de l'environnement et de la recherche». Qui permettra de lutter contre «les crises sanitaires, les problèmes de santé ou le réchauffement climatique».

Et puis, il faut aussi parler des institutions. La marotte de Montebourg, qui promeut la VIe République. Ségolène Royal, qui n'a jamais fait mine d'en vouloir, en parle. Et le bruit des applaudissements, d'un coup, monte d'un cran. Elle évoque une république du «respect», plus «représentative, plus participative, pas une politique au rabais», dit-elle. Elle ne va pourtant pas jusqu'à prôner la réforme constitutionnelle totale. Mais cela a le mérite de donner le change à son allié et hôte du jour. Voilà donc comment gagner : «La bataille sera rude mais exaltante», dit-elle.

Par Muriel GREMILLET
Libération : Lundi 21 août 2006
# Posté le mercredi 23 août 2006 01:02

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