En 1950, la quantité d'eau disponible par habitant dans le monde était, en moyenne, de 17000 m3. En 2000, pourtant, elle n'était plus que de 7000 m3, et même de 3200m3 en France ! Les dépenses annuelles pour l'eau et l'assainissement s'élèvent à 15 milliards d'euros à elles seule, et le chiffre d'affaires des services d'eau et d'assainissement est seulement de 10,68 milliards d'euros. Le coût croissant de la dépollution des eaux est donc très préoccupant. En 2001, un sondage Ifop montrait pourtant que 87% des Français se souciaient de la pollution de l'eau, et que plus de 50% d'entre eux étaient près à faire un effort financier pour y remédier. Il paraissait donc très urgent de légiférer sur l'eau en France, dont le régime est issu d'une loi de 1964.
De plus, l'eau est aujourd'hui un enjeu principal dans l'Union européenne. Une directive d'octobre 2000 établit les bases d'une politique commune de l'eau en s'attachant à préserver le milieu aquatique dans son ensemble, tout en souhaitant satisfaire la majorité des usagers. Elle a également l'ambition d'atteindre « un bon état écologique » sur les trois quarts des masses d'eaux de l'Union. Et la France doit prendre en compte ces objectifs, surtout quand on sait qu'elle a été condamnée à payer de lourdes astreintes pour non transposition de directives, notamment dans le domaine de l'eau et de la pêche !
Il faut créer un Haut Conseil du service public de l'eau et de l'assainissement en apportant son aide pour améliorer, par exemple, les conditions de fonctionnement des services publics liés à la gestion de l'eau.
Il faut réaffirmer la notion de l'eau comme droit fondamental de la personne humaine. Enfin, d'autres amendements seront déposer pour faire respecter les différents usages de l'eau, pour sensibiliser davantage la population au problème de l'eau, ou encore pour accroître la maîtrise des pollutions diffuses.
Source: la lettre du PS.